Mise en lumière sur les tests de paternité

Le test de paternité reste un sujet à controverses. Il est vrai qu’actuellement, grâce à internet, cet examen devient plus accessible au public. Cependant, tous ces tests proposés un peu partout ne se valent pas. D’ailleurs la loi française reste intransigeante à ce sujet.

Le principe même du test de paternité

Le test ADN de paternité est une méthode clinique permettant de vérifier les liens biologiques entre un père présumé et ses descendants à partir d’une analyse de génomes. Il supprime une bonne fois pour toutes le doute qui subsiste encore chez certains parents ou enfants. Cet examen consiste à comparer l’ADN de l’enfant à celui du père. Un résultat offre une certitude lorsque la probabilité de paternité obtenue avoisine les 99%. L’enfant n’est pas celui du père quand l’analyse génétique effectuée confirme l’absence de filiation biologique.

Réalisation d’un test de paternité légal

En France, cette pratique n’est autorisée que dans un cadre légal c’est-à-dire à la demande du juge du tribunal de grande instance. En effet, d’après la législation française conformément à la loi bioéthique de 1994, la réalisation d’un tel examen biologique ne doit se faire qu’en cas d’expertise judiciaire. Toute démarche faite dans un intérêt personnel est illégale. Et pour que la demande soit approuvée, il faut encore recevoir le consentement des personnes concernées. Toute tentative n’ayant pas obtenu l’aval du juge et de l’intéressé est condamnée à un an d’emprisonnement en plus d’un versement de 15 000 € d’amende. Les résultats acceptés sont uniquement ceux issus des laboratoires agréés.

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Les tests de paternité libres faits à domicile

Internet propose aujourd’hui un moyen rapide de connaître la filiation en échange de quelques centaines d’euros. Toute personne souhaitant faire un test est invitée à suivre des formalités et fournir les échantillons de cheveux ou les prélèvements buccaux demandés. Il s’agit bien d’une procédure rapide, mais certainement illégale en France. Ceux qui désirent passer leur commande doivent sélectionner judicieusement les laboratoires. Aucune garantie n’est fournie quant à la fiabilité des résultats rendus. En même temps, les risques à prendre sont énormes.

Les cas exceptionnels

L’article 16-11 du Code civil français stipule toutefois que les particuliers ont le droit de réaliser un test ADN de paternité pour trois raisons bien définies. La première est la nécessité de preuves dans le cadre d’une procédure judiciaire. Elles permettront de réfuter l’existence d’un lien de parenté avec une personne en particulier par exemple. La deuxième est l’accomplissement de recherche scientifique. Pour des raisons médicales notamment le choix d’un traitement adapté ou la pose d’un diagnostic précis, il peut s’avérer indispensable de procéder à un test de paternité. La dernière raison est l’identification d’un défunt. Dans ces trois cas cités, les tests sont autorisés et les laboratoires auxquels les personnes impliquées ont fait appel sont tenus de garder les résultats confidentiels.

Test de paternité prénatal

Il est tout à fait envisageable de pratiquer un test de paternité pendant la grossesse. Grâce à cette pratique, les parents sont fixés sur la filiation de leur enfant avant même qu’il ne vienne au monde.

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